
Date de l'évaluation de l'outil : Octobre 2024 par Raphaëla Lhote
Pays d'origine de l'outil : Australie
L’outil permet de faire évaluer par les pairs et/ou par l’étudiant.concerné un travail demandé. Il répond à un besoin d’évaluation formative ou sommative, et de réflexivité. Il permet de proposer des évaluations plus complexes que des QCM, tout en évitant une surcharge de correction pour l’enseignant.
La structuration de l’atelier en cinq phases permet d’accompagner étudiants et enseignants au cours de ce processus d'évaluation entre pairs, et offre de nombreuses options pour mettre en place des types de notation variés. La progression de l’activité est régulée par des échéances définies par l’enseignant et suivie par l’étudiant sur l’écran de planification de l’activité.
L’outil est utilisé depuis 5 ans à l’AgroToulouse pour une partie de l’évaluation (10%) de l’unité d’enseignement de 1ère année “DIACA” (Décrire, identifier, Analyser les Composants des Agroécosystèmes). Cette évaluation est également formative à l’acquisition de la compétence “diagnostiquer : Produire un rapport d’analyse de l’existant selon une démarche définie”, évaluée ultérieurement sous la forme d’un rapport de stage sur le même contexte.
L’évaluation consiste en la rédaction d’un diagnostic des potentialités agronomiques d’un milieu naturel pour en expliquer ses orientations agricoles. Ce diagnostic est rédigé sur un outil de traitement de texte, sa forme est libre mais ne doit pas excéder 20 pages, illustrations comprises. Le travail est réalisé individuellement sur le contexte de l’exploitation agricole où l’étudiant réalise son stage ouvrier de 1ère année. Le rapport est ensuite auto-évalué par l’étudiant puis évalué par 3 de ses pairs sur les mêmes critères (fournis sous forme de grille critériée). Cette évaluation concerne l’intégralité des étudiants (non apprentis) de 1ère année (environ 150 apprenants) et porte sur les enseignements d’une dizaine d’enseignants. L’évaluation est réalisée de façon asynchrone et à distance.
L’évaluation est réalisée en 3 étapes : l’apprenant remet à l’enseignante une auto-évaluation de son travail à l’aide d’une grille critériée fournie sous la forme d’un tableau excel ; l’apprenant dépose son travail sur la plateforme Moodle dans l’activité “Atelier” ; l’apprenant évalue les travaux remis par 3 de ses camarades suivant la même grille critériée, via l’activité “Atelier”. Il est demandé aux étudiants de toujours donner un feed-back en complément de leur notation afin d’argumenter la note donnée.
L’intérêt de cette modalité d’évaluation est triple : rendre possible l’évaluation d’un grand nombre de productions (150 travaux, jusqu’à 20p chacun) ; permettre à chaque apprenant de voir et commenter d’autres exemples de situation que celle de leur stage ; permettre à chaque apprenant de recevoir des commentaires de trois autres étudiants sur la qualité de son travail et prendre du recul sur son propre travail avant le rendu définitif de son rapport de stage.
L’enseignante se dit moyennement satisfaite de l’outil, qui n’est pas complètement adapté.
L’outil fonctionne assez bien, la centralisation du dépôt et de l’évaluation ainsi que le tirage aléatoire des rendus à évaluer fonctionne bien et fait gagner du temps. Néanmoins, selon l’enseignante, il lui manque la possibilité de recevoir des notifications (passage à la phase suivante) ce qui engendre de la charge mentale et/ou du retard dans le passage des phases, mal apprécié par les apprenants. De même à sa connaissance, les apprenants ne sont pas non plus notifiés quand ils reçoivent une évaluation par exemple.
Par ailleurs l’enseignante souligne qu’elle ne pourrait pas utiliser l’outil sans le support technique ponctuel des ingénieurs pédagogiques en conception et en utilisation, car son ergonomie est difficile à prendre en main. Il est notamment difficile de savoir ce à quoi les étudiants ont accès à un instant t et ce qu’ils auront ou n’auront plus en passant à la phase suivante. Le passage des phases n’est pas non plus très intuitif. La gestion des “étudiants retardataires” est aussi un peu compliquée.
Elle est en revanche satisfaite de sa modalité d’évaluation qu’elle ne compte pas modifier mais seulement compléter de bonnes pratiques (fournir une copie modèle, systématiser une correction aléatoire de quelques copies pour fournir des éléments de correction à toute la promo, demander des retours étudiants sur l’utilisation de la grille et de l’outil). A l’heure actuelle, elle n’a pas trouvé d’autre outil plus adapté à ses attentes et contraintes.
Les étudiants déposent les travaux et remplissent leurs évaluations sans difficultés particulières. Par ailleurs, les apprenants jouent également le jeu de l’évaluation par les pairs de façon satisfaisante. Les notes donnent des bonus/malus pertinents par rapport au travail fourni.
Aucun sondage n’a été réalisé auprès des apprenants pour connaître leur avis sur l’outil. Les quelques remarques qui ont été reçues par l’enseignante portaient plus sur le retard du passage à la phase suivante que sur le fonctionnement de l’outil, que l’enseignante considère comme fiable.
L’enseignante considère que deux éléments sont indispensables pour la réussite de cette évaluation : donner du sens aux notes et à l’exercice en exigeant que chaque étudiant-évaluateur donne un feedback associé à sa note ; fournir aux apprenants une grille critériée simple et rapide à remplir, et les familiariser avec son utilisation.

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Mise à jour : mathis.pacheco@vetagro-sup.fr - 19/01/2026
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